RETOUR À SOI #41 : L’Immigration, une Bonne Affaire?

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Pendant très longtemps, je n’étais pas pour l’immigration parce que ça complique tellement la vie lol. Je m’explique! Il y a tellement de charlatan à cause de ça et on est toujours en train de s’ajuster, et c’est lassant à la longue toujours s’ajuster mais c’est aussi paresseux ne pas vouloir le faire. Ce qui m’embêtait, c’est qu’il y a TOUJOURS quelque chose à débattre sur la race, sur la religion, sur les traditions. Et là quand les parents qui sont nés ailleurs arrivent ici et que leurs enfants sont nés ici…WOW! Ajustement n’est pas le mot, je dirais plus désordre mental. Ils veulent garder des traditions ou une façon de faire qui ne fit pas avec le monde extérieur. J’ai plus l’impression de faire partie d’une secte (ce qui est explicable à cause de mon histoire) parce que le monde extérieur est différent, il semblait plus libre…je dis bien semblait. Il y avait ce combat constant de: que faire, quoi penser, comment agir. Si ce n’est pas un accommodement, c’est une discussion animée, c’est un groupe de personne qui se plaint, sinon quelqu’un qui n’est pas content de tel commentaire de ceci ou cela, et hop une autre journée on reçoit un commentaire raciste par ci et par là. OH Good Lord Jesus take the wheel at this point! 😫 😩 Il y a du monde qui en font une carrière, une cause, pas le choix j’imagine mais moi j’ai des rêves, j’ai des passions, j’ai des défis que j’aimerais relever vous savez!

Et puis, il y a cette pression qu’on pense avoir en essayant de sauver ou de supporter le pays de nos parents. Il faut être fier du pays de nos parents même si nous n’y sommes pas nés. Pouvons-nous être fiers du pays où nous sommes nés sur papier ou non? Ensuite, il faut défendre la cause des noirs si on est noirs, des musulmans si on est musulmans etc.…et tu as ceux du pays d’accueil, des québécois par exemple, qui essaient de protéger leur « pays » et leur coutume à tout prix parce que non-seulement, ils se font envahir mais ils doivent nous accueillir gentiment et s’accommoder à tout ce qui vient avec l’immigration. A hot damn mess! Est-ce qu’on peut vraiment les blâmer alors qu’on n’a jamais été dans cette position? Est-ce que les gens de notre pays d’origine sont aussi accueillants et prêts à s’ouvrir et changer pour « les autres »?

Une autre raison pour laquelle je n’aimais pas l’immigration, c’est que je trouve que ça fait en sorte que tout le monde fuit SES problèmes, pourtant ces problèmes nous attendent dans le pays d’accueil parce qu’il faut maintenant faire accepter nos différences aux gens qui nous accueillent. Très souvent c’est une façon de faire ou de penser qui n’a même pas fonctionné dans le pays d’origine (collectivement, en masse) et nous voilà en train d’insister à les garder et à convaincre les gens qu’ils doivent les accepter même si ce fut un échec et que cela est probablement la cause de votre immigration en partant. En d’autres mots, ce serait de dire: Dans mon pays, notre façon de penser et de faire les choses n’a pas fonctionné mais j’insiste à garder cette façon de faire, je vais la transporter ici et faire en sorte que les gens la comprennent et l’acceptent. Really??? It did not work over there; it will not work over here too. Le trois-quarts de la planète ne va pas bien parce que tout le monde fuit ses problèmes !!

Une autre raison, que je n’aime pas l’immigration c’est que malgré le fait que je suis née icitte tabarnak, malgré l’âge que j’ai en ce moment, on m’approche encore comme une nouvelle venue parce que je fais partie des minorités visibles. Un terme qu’il faudra absolument retirer parce que je trouve ça loufoque en ce moment de nous mettre dans une case, une statistique, on est tous humains, get over yourselves. Un autre moyen de mettre les gens dans une boîte pour limiter nos consciences donc créer plus de jugements donc plus de division 🙄. Je ne trouve aucun plaisir de me faire approcher de cette manière, à vie…comme si on n’appartenait pas à la planète. Toujours en train d’expliquer quelque chose, toujours en train de se justifier….

Une autre raison; je n’ai pas l’impression que j’avais beaucoup de choix en termes d’accomplissement, tout était décidé d’avance, c’est comme si on vous accepte mais il y a un agenda caché ou une limite à respecter. How dare you dream for yourself? How dare you’re walking around here like you are free? How dare you want to be yourself? Pourquoi nous accepter ici si c’est pour décider de notre destin?

Une autre raison pourquoi je n’étais pas pour l’immigration, non non je n’ai pas fini. Je ne trouve rien d’honorable de gagner ta vie ici (parfois même de façon douteuse) alors que tu as laissé les siens souffrir là-bas, dans le pays d’origine. Souvent ces gens n’arrivent plus à s’entendre entre eux-mêmes, il n’y a plus de solidarité ou de valeurs familiales, en autant que je gagne that’s it men! Que ce soit en compagnie, en famille, ça ne dérange pas, c’est genre: « ce n’est pas vrai que tu vas me surpasser… » Ma mère voulait que j’aille la même vie qu’elle, même pire qu’elle et elle aurait été contente, mon père aussi. Trop weird! Aucune évolution! Peut-on vraiment ressentir une complète satisfaction alors que ça ne va pas si bien que ça autour de nous? Je ne sais pas. Et en même temps, devons-nous porter le fardeau du monde ou rester plus individualistes en autant qu’on arrive à nos fins? Je ne sais pas. C’est une cacophonie pour moi.

Je n’ai pas ressenti de changement par rapport à l’ouverture, au contraire, il y a eu une régression et je crois que c’est normal lorsqu’un changement veut se manifester. Les vieilles choses doivent refaire surface avant et tout ce qui résiste le changement doit également être exposé. Nous entrons maintenant dans une nouvelle ère donc, il n’est même plus question d’essayer de convaincre qui que ce soit de quoi que ce soit. C’est une transformation nécessaire et inévitable, le reste suivra automatiquement. Ce qui est cool avec ce changement c’est que; you can’t even fake it anymore. It’s all about energies!

C’est un travail collectif de réussir à surpasser ces barrières, faire un effort pour mettre son attention et son énergie ailleurs comme ses rêves par exemple. Nous avons d’autres passions, d’autres rêves, nous avons d’autres choses à guérir comme ces karmas, ces patterns, ces blessures familiales que de parler de races. Nous sommes beaucoup plus qu’un corps en réalité…nous avons un esprit qui occupe un corps. Nous ne sommes pas une couleur, un drapeau, une Nation, une religion et n’est-ce pas une façon très limitée de se décrire? Cependant, j’ai compris qu’il ne faut pas arrêter de rester ferme dans ce combat pour la liberté parce que si c’est arrivé, c’est que ça devait arriver ainsi pour la seule et même cause que je parle souvent; We are ONE! Il y a de la richesse dans la diversité. On ne peut que découvrir, apprendre, s’enrichir, s’améliorer en tant que personne et lâcher prise sur ce que l’autre fait, spécialement si ça ne fit pas avec nous, on n’a qu’à s’en détourner, continuer à vaquer à nos occupations et conserver nos pratiques sans oublier d’accepter l’autre façon de faire aussi. En s’acceptant, tels que nous sommes, il est plus facile d’accepter l’autre peu importe son look, ses choix religieux ou ses opinions. C’est notre but, se libérer de tous jugements.

Depuis que j’ai travaillé sur le pardon, je ne porte plus le fardeau du monde sur les épaules. Je défendais la cause de tout le monde. Il suffisait que cette personne ait un point en commun avec moi et je me sentais dans l’obligation de faire quelque chose. J’ai porté spécifiquement la cause des Hommes Noirs à cœur pendant longtemps sans comprendre que ça ne me concernait pas autant que je le pensais = Manipulations. J’ai fait un lâcher-prise et je ne ressens plus le besoin d’essayer de les sauver. Depuis le pardon, tout s’est dissout automatiquement. Ça avait l’air de quelque chose qui m’avait été imposé! Ensuite, il y a eu la cause des immigrants! Suis-je immigrante? Ou est-ce mes parents qui le sont? C’est trop lourd d’être une people pleaser! Le truc c’est que je suis une Femme Noire donc si jamais je dois défendre une cause ce serait celle des Femmes Noires et en toute franchise, je n’y trouve aucune motivation parce que ça me fatigue. Tout ce qui fait en sorte que je me sente limitée ou mise dans une boîte me répulse automatiquement. Je respecte celles qui le font mais ce n’est pas pour moi, je ne crois pas que c’est quelque chose que tu peux y rester longtemps. C’est une phase. On en a besoin pour un temps, pour se guérir de quelque chose, se valider, comprendre quelque chose, socialiser, sympathiser mais je crois qu’on passe à autres choses après un moment. Je préfère reprendre mon Pouvoir en me battant pour moi, pas pour une cause, je déteste les échanges non balancés. Il faut que ça soit réciproque maintenant, sinon I’m out. Je ne veux pas faire semblant de défendre des choses qui ne sont authentiques à ma personne ou à mon expérience de vie. If anything, je vais défendre les êtres empathiques, les Starseeds ou les rêveurs.

Ce serait mentir de dire que lorsqu’on naît Noire, il n’y a aucun fardeau qui vient avec. Tout d’abord, il y a les séquelles de l’esclavage qui semblent ne pas vouloir partir dans nos approches. Cette constante : payez pour ce que vous avez fait! Ou sinon, l’autre partie: Tu ne vas pas t’émanciper, tu dois rester esclave! Il faut apprendre à vivre dans le moment présent parce que ce sont de vieilles histoires, pourquoi continuer à baser nos opinions et notre vie sur quelque chose que nous n’avons pas vécu personnellement? Pourquoi le ramener tout le temps? Et cette constante victimisation et cette référence au passé nous paralyse de toute évolution: parce que je suis Noire ceci, comme je suis Noire cela, c’est trop facile, c’est vieux jeu…je me disais ok mais on est humain avant tout, ce n’est plus une excuse. Too bad pour ceux qui ne veulent pas changer, moi je ne veux plus m’identifier comme une Noire parce que je suis plus qu’une couleur de peau.

En réalisant qu’il n’y a pas une race meilleure que l’autre, je me dis que la seule chose à changer c’est nous-mêmes, nos perceptions et notre cœur! S’il y a une mission, et bien c’est de se guérir soi-même en premier. S’il y a un blocage, c’est moi qui dois changer mes pensées et mettre mon attention et mon énergie quelque part d’autre. Il y a en effet des gens sympathiques et on ne parle jamais de couleur de peau, on ne fait que parler. Cette découverte fut des plus libératrices.

C’est en acceptant la différence comme quelque chose de magnifique, qu’on peut balancer la diversité d’opinions, de pratiques et de croyances. Je crois que tout a sa cause et que ça devait arriver ainsi. Ce jour allait quand même venir où nous devions nous mélanger pour comprendre que nous sommes tous Créations du seul et même Dieu. Ce fut un processus pour moi de comprendre ça et j’ai encore du travail à faire mais j’en suis consciente et je veux m’aligner à cette vérité pour me sentir libre et pouvoir ressentir de l’amour pour tout le monde…à distance…pas comme avant bien-entendu parce que c’est drainant être une empathique non-avisée.

We have to learn to see the bigger picture. En lâchant prise sur ces causes raciales et en apprenant à m’aimer inconditionnellement je me sens à ma place partout où je suis. Certaines personnes sentiront que je viens sur « Leur Territoire » mais en réalité, tant et aussi longtemps que je m’occupe de mes affaires et que je respire, j’appartient à la planète Terre. C’est mon Territoire aussi et ce n’est pas supposé déranger personne. C’est leur combat intérieur à eux qui sont projeté sur les autres. Je crois que malgré les effets dévastateurs que la mondialisation, l’immigration, le tourisme ou l’import-export ont eu dans différents endroits sur le Globe, cela nous prouve qu’on a tous besoin l’un de l’autre. Il n’y a même plus moyen d’agir comme avant.

Ce jour approche où je ne parlerai plus jamais de races ou de racisme, j’en ai beaucoup parlé, on m’en a beaucoup parlé aussi mais après cet article, je crois que j’ai fait le tour de la question sérieux. C’est que j’ai toujours senti que j’avais une mission reliée à ça et je suis plus qu’heureuse de comprendre que je n’ai plus grand-chose à faire à part rester moi-même et la mission se fait par elle-même. J’ai trouvé un moyen de ne pas en parler et de garder une approche plus constructive et positive et c’est juste de faire l’opposé de ce que ces programmes attendent de nous; accepter la différence, accepter ce merveilleux mélange, s’aimer l’un l’autre. Je ne me donne plus de limites et je fais mes affaires tout en améliorant ma personne et je crois que c’est ce que tout le monde devrait faire. Encore là, j’accepte ce que les gens décident pour leur vie, ça ne me regarde plus ce qu’ils veulent penser ou faire. Je vais agir comme si ça n’existait pas, le racisme. I just want to have fun at this point. Can we just exist? Can we just be? Can we just work in team and create dope sh*t? Can we just have fun? Why make everything about Race God damn it?

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