RETOUR À SOI #13: Le syndrome du Guerrier Blessé

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Vous allez dire: Elle aime inventer des maladies celle-là lol! Mais non ça existe vraiment, en anglais c’est le syndrome du «wounded warrior» (guerrier.ère blessé.e). C’est quand on pense qu’on doit sauver le monde (parce que certains d’entre-nous ont de grosses missions sur le dos) et qu’on ne fait que ça malgré l’urgence de porter une attention à nos blessures accumulées. Le type guerrier est en effet construit plus fort et plus endurant que la majorité des gens. Ce sont les Supers Humains dont je vous parle souvent. Dans mon cas, ce syndrome a fait en sorte que je me battais tout le temps, je me défendais seule et je restais à des endroits ou avec du monde douteux en intentions plus longtemps qu’il le fallait. Je me disais que j’étais forte et que je pouvais tout surmonter, il doit y avoir une leçon ou quelque chose…Mon corps lui, il me disait autres choses mais pas question de l’écouter. Je suis capable d’en prendre, dit la guerrière! Aujourd’hui, après toutes ces années d’esclavage, oui je dis bien d’esclavage, à servir les autres pour absolument rien en retour (oh oui pour un manque de respect ou une trahison comme paie) mon système me dit que même si je crois avoir une mission, même si je suis ici pour une raison plus grande que moi, pour « servir » les autres, il n’est pas question de se mettre en dernière. Dans une lutte, comme la boxe par exemple, on se protège toujours, donc il n’y a pas de raison de se sacrifier à un point d’être toujours dans le manque parce qu’on est là pour «servir» les autres. C’est la plus grande faiblesse des êtres empathiques mettre les besoins des autres avant les siens. Plus jamais pour moi. Je prends TOUUUUT le temps de guérir parce qu’il y a des patterns qui deviennent vraiment fatiguant à traîner à la longue, surtout ceux qui ne nous servent pas ou qui sont toxiques.

Je m’habitue tranquillement à rediriger cette attention vers moi et je vous avoue que ça me fait étrange. J’en suis encore au début mais j’apprécie, c’est beaucoup plus léger pour mon esprit. Porter le fardeau du monde ne m’intéresse pas vraiment pour le moment. On verra après la guérison 😉. Je suis contente de voir que ce n’est même plus naturel pour moi de me concentrer vers l’extérieur. En plus, je suis moins stressée et moins agitée parce que je réponds à mes besoins et à mes attentes, je suis moins déçue, je suis en paix.

Un jour ça m’a pris, je me suis retrouvée dans une relation, ce que je désirais depuis longtemps, mais j’étais tellement codépendante et blessée et juste pas prête. Je suis contente parce que j’apprends énormément sur moi et les autres. Et je suis contente de l’avoir parce qu’il m’accepte telle que je suis en plus il m’a pris dans une période où je ne tenais qu’à un fil alors je l’aimerai toujours pour ça. Donc je fais souvent l’effort de regarder ses qualités au lieu de ses défauts et il s’avère qu’il en a beaucoup. Malgré le peu de force que j’avais je me retrouvais devant quelqu’un qui avait plusieurs points opposés aux miens. Au début, c’était draînant mais maintenant cela nous encourage à faire des concessions et des compromis. Le syndrome du guerrier.ère blessé.e à fait en sorte que je me mettais justement dans des situations inconfortables parce que j’y étais habituée. Nous sommes bâtis pour ça. On aime le trouble, on le cherche par exprès et on s’en rend même pas compte. J’ai déménagé de la ville pour aller habiter dans un secteur plus au Nord et bien-sûr c’était fermé d’esprit et oui j’avais la force et la protection pour faire de grands changements (wounded warrior) mais je ne suis pas d’accord avec le fait de me sacrifier tout le temps, c’est long, c’est plate et c’est douloureux et même si la douleur est quelque chose qui nous devient familier à force de trop nombreuses mésaventures, elle devient toujours très inconfortable voire même insupportable à la longue, cette foutu douleur. À un point où on s’avoue vaincu et il n’est même plus possible d’agir de la même façon même si on le voulait continuer dans cette voir destructive.

En ayant longuement souffert d’intimidation, j’ai toujours cherché à me faire accepter et aimer par quelqu’un, un ami, une amie, un membre de famille (ce sont les pires) ou un amoureux. Et croyez-moi parfois c’était vraiment n’importe qui, on dirait que je pensais que ça me gardait en vie d’avoir quelqu’un dans ma vie, dans ma tête et dans mon cœur. Ça prend beaucoup d’énergie une relation, vous savez surtout quand on est dépendant et qu’on ne sait pas encore qui on est et ce qu’on veut. C’est comme si mon système dirigeait automatiquement son attention, sa motivation et son énergie vers l’extérieur : L’esclavage! C’est là nos plus grands défis, il faut carrément se reprogrammer et rester conscients, lorsque nous voulons changer des patterns pour qu’à chaque moment, on fasse le bon choix et qu’on s’assure que ce que nous faisons est vraiment la meilleure chose à faire en ce moment. J’espère que c’était clair, la phrase me semble longue mais bon peu importe. 😉

C’est ce que je me pratique à faire ces temps-ci. Ce n’est pas facile parce que ça demande une attention particulière et vigoureuse, je dois maintenant devenir ma propre mère, mon propre père, mon mentor ou mon coach de vie afin d’être en mesure de me prendre complètement en charge. Parce que des burnouts c’est vraiment pas cool!

J’avance en fonçant tout droit devant toutes MES faiblesses: peurs, codépendance, procrastination, syndrome du people pleaser, dépressions, anxiété, passé, victimisation…car il vient un moment où ce n’est plus la faute des autres. Oui, le mal a été fait, mais maintenant le mal n’est plus et c’est Moi qui décide ce que je peux ou veux faire à chaque moment de ma vie. Il y a un moment où c’est nous qui décidions de dire NON à l’abus, c’est fini, je suis souveraine de ma personne. Personne ne peut m’utiliser en autant que j’ai donné ma permission. C’est fini! Je ne donne plus mon accord à cette vieille façon de faire les choses, c’est beaucoup trop d’abus et de violation des droits de la personne. Comment imposer un destin sur quelqu’un sans son consentement? Crime contre l’humanité? Peu importe, je m’écarte mais on aura amplement le temps de parler de ces systèmes qui sont en train de s’écrouler par leur manque de considération de l’autre, par l’énergie d’abus que cela créé et par le côté peu naturel et sans empathie que cela a généré.

Je prends le temps de guérir mes blessures et de faire ce qui est bon pour moi. Si quelqu’un a un problème avec ça, je coupe tous liens, je n’ai plus de jus pour tourner en rond pour faire en sorte que quelqu’un m’apprécie ou me valide. Ainsi, je ne serai pas déçue s’ils ou elles me déçoivent, cela fera en sorte que je ne place aucune attente envers personne excepté sur Moi-même, comme ça je risque d’être plus souvent heureuse et en paix avec moi-même. Lorsqu’on se sacrifie pour le monde, il est certain qu’à un moment donné, ça ne marche plus parce que c’est drainant. Quand on a atteint le bout du rouleau, on peut devenir très en colère en plus de ressentir une grande déception. C’est pour cela que je déteste mettre trop d’attentes sur le monde. Je suis toujours déçue alors que lorsque je me contente de ma présence et mes passions, tout facteur extérieur ne m’affecte pas autant. J’ai développé une autonomie que j’apprécie énormément. Je me sens bien dans cette réalisation et je vous encourage aussi à faire ce retour à soi pour qu’ensemble nous soyons capables d’élever les vibrations de la planète et encore là, c’est si vous le désirez, vous avez le libre-arbitre. Cependant, nous ne retournerons plus à la normale, comme la vie était avant. Il y a déjà une nouvelle énergie qui prend place tranquillement pendant le grand ménage. Prenez soin de vous.

credit image couverture 1: AdalHelma sur Pixabay / credit image texte 2: Ahtmedai sur Pixabay

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DJFabyola ♫♪

PS.: Human trafficking is super wrong men!

 

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